lundi 2 mai 2011

FRCI : Le "R" de la discorde


Les pro-Ouattara les appellent Forces Républicaines de Côte d’Ivoire, les anti-Ouattara utilisent plutôt le sigle de Forces Rebelles de Côte d’Ivoire. Quant aux centristes, ils ne savent plus comment les qualifier : Rebelles, FRCI, Dozos, Frères CI, Frères Cissé Incontrôlables etc. Pour les non initiés, les FRCI représentent ce que l’on appelle généralement Armée, Police, Gendarmerie et autres entités chargées de veiller sur les citoyens.

De retour d’une balade dans ma (autrefois) jolie Abidjan, j’en ai croisé quelques uns : éparpillés, déboussolés, comme s’ils venaient de débarquer sur terre. Les tenues sont très fantaisistes : treillis qui s’apparentent à des bermudas, sous corps motif treillis en guise de chemisiers, paire de savates (communément appelés lèkès par les ivoiriens) en lieu et place des bottes règlementaires, bérets rouges (what the fuck ?)…. Comme s’ils tentaient de rivaliser avec nos stars tonnerre nationales, les agents de sécurité les plus stylées de Côte d'Ivoire qui arpentaient le bitume ivoirien sur leurs petites motos, celles là même que nous avions beaucoup critiqué mais qu’au fond nous apprécions bien…. (où sont elles by the way ?).  Leurs propos me sont indéchiffrables et j'imagine indicibles sur un blog aussi sérieux que le mien (oui oui vous avez bien lu, je persiste et je signe ! ). ;o)
Bref, je me demandais ce que ces FRCI faisaient dans ma ville. Indéniablement, il n’y a pas de contrôles de routine, pas de procédure administrative genre constat, pas de contrôle de vitesse des radars ambulants…. Mais que font les FRCI en ville ?  
Personne ne saurait donner une réponse exhaustive sur les activités de ces personnes. Cependant, nous sommes quasiment unanimes sur le fait qu’ils doivent retourner d’où ils viennent et ce, le plus rapidement possible :
1.       Que ceux qui viennent des casernes et des camps y retournent,
2.       Que ceux qui viennent d’un autre pays y retournent,
3.       Que les nationaux non militaires soient, soit intégrés dans les corps de défense (par une procédure qui sera définie par leurs supérieurs et selon leurs capacités), soit réinsérés dans la société civile.
Que l’on comprenne bien mon propos, je ne suis ni pour ni contre je souhaite juste une bonne réorganisation, je souhaite pouvoir circuler librement sans craindre de tomber sur un barrage d’éléments non identifiés, je souhaite rentrer dans mes appartements après 18 heures sans penser que je risque ma vie dehors….
Bref, après ce grand et nécessaire ménage de printemps, il faudra que de vrais gendarmes et que de vrais policiers soient déployés dans les villes de l’intérieur et les communes d’Abidjan quelque soit leur appellation ou sigle. Car, comment faire prospérer un commerce sans la sécurité ? Comment reconstruire un pays qui se couche à 18 heures ? On pourrait en profiter pour imposer de nouvelles pratiques : régime draconien tant alimentaire que racketteur, formation intensive afin de bien lire les documents d’identité et d’identification, et dans la même foulée, on pourrait rendre obligatoire l’utilisation du « vous » lorsqu’ils s’adressent aux citoyens parce que nous n’avons pas élevé les moutons ensemble et parce que le « tu » de proximité mène trop souvent à la dérive dans nos pays…
En global, que ceux qui doivent partir partent, que ceux qui doivent rester restent et que vive la Côte d’Ivoire !

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