dimanche 7 août 2011

Sad days

Ces derniers jours ont été particulièrement pénibles dans ma vie et dans ma ville.
Mercredi soir, Karine a réveillé en moi des sentiments que j’avais volontairement, sciemment et soigneusement enfouis. Elle m’a rappelé que j’aurai bientôt 30 ans et qu’aucun de mes rêves ne s’étaient entièrement réalisés. Pas de beau prince charmant sur son bel étalon, pas de mariage digne des plus grands Disney, pas de jumeaux que j’aurais appelé Léa et Léo, pas de carrière fulgurante comme je m’étais imaginée adolescente (même si de ce côté-là, je n’ai pas à me plaindre et pense être sur la bonne voie - Thanks God). Deux nuits d’insomnies, des pensées qui se bousculent, se rencontrent et me jettent à terre. J’étais par terre… Abattue et perdue. Le poids de la concience, le boomerang des actes et choix passés. RIP my baby. « Aujourd'hui c’est le premier jour de ma vie mais maman ne le sait pas encore. Aujoourd'hui, Maman a 16 ans et elle aime Papa. Aujourd’hui maman a su mais papa a dit que je ne pourrai pas rester. Aujourd’hui, il y a un beau soleil, il y aura une belle journée mais je ne la verrai jamais car aujourd’hui, maman a décidé de me tuer... »
Ebony-Zombie parmi les vivants jusqu’au 5 août, vendredi noir. Dans la matinée, le bus 19 de la société publique de transports urbains a terminé sa course dans la lagune, entraînant dans sa chute des dizaines de personnes. On parle de 200 passagers à bord. L’absence de secours adaptés et rapides, la quasi-inexistence de procédures d’urgence, le courant infernal et intransigeant de la lagune, le manque de moyens logistiques… Seulement 8 survivants, les miraculés de la ligne 19. Des images à retourner le cœur, des tentatives d’explications qui révoltent, des témoignages tellement tragiques. RIP. « Un jeune homme, voyant le corps de sa mère ramené à la surface de l’eau tente de s’y jeter à son tour ; la Police l’en empêche… ».
Vendredi soir, après une journée de travail surnaturelle, j’ai machinalement et naturellement appelé l’ex. Besoin de réconfort, de sa présence et de son empathie. Une chose qu’il fait très bien : être présent pour moi en cas de downlite. Pas de mention de notre relation (passée ou à venir), de ses relations ou des miennes. Nous avons parlé de la vie, de ses surprises, des actes que nous posons et de leurs conséquences. Peut-on faire d’un ex un ami ? Ces quelques heures à parler à bâtons rompus, sans tabou aucun m’ont revivifié. Sentiment partagé. Nous avons décidé de nous revoir dans le même esprit. Pas encore prêts à aborder le sujet qui fâche mais ça viendra. « La vie n'est pas toujours belle, l'amitié n'est pas toujours fidèle, l'amour n'est pas toujours éternel, mais toi tu resteras toujours dans mon cœur ».
Après une nuit de sommeil à peu près correcte, réveil samedi matin, fatiguée, déprimée, envahie à nouveau par la tristesse et le spleen. Envie de rien, besoin d’être seule. Congé pour la nounou et le gardien, courses rapides et téléphones éteints. Spleen accablant du samedi après-midi, que même la vodka n’a pas pu effacer.  L’ex appelle mais je me dis que ça fait trop. Hier c’était bien, plus sure de vouloir que l’on refasse ce style d'intermède régulièrement. Trop instable émotionnellement à l’heure actuelle. « J'essaye de noyer mon chagrin dans l'alcool mais depuis le temps... il appris à nager, mon chagrin.... (Philippe Geluck)».
Samedi soir chez les parents. Ça va un peu mieux…
God bless us !

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